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(FR) Quelle revue pour mon manuscrit?

Dans ce post, je donne quelques conseils sur la façon de choisir une revue pour publier un manuscrit. Récemment, j’ai fait une présentation sur ce sujet sous la forme de Webinaire.

Il y a quelques jours j’ai fait une formation sur la préparation d’un manuscrit scientifique. Et j’ai également rédigé un blog sur le sujet. La formation était très axée sur la publication dans une revue scientifique, donc essentiellement article ou synthèse de littérature. Je n’ai pas parlé de conférences ou de livre/chapitre de livre même si certains éléments se retrouvent dans d’autres types de documents.

Ici j’aborde le choix d’une revue pour publication et uniquement des revues scientifiques. Quelles sont les problématiques par rapport à ce sujet pour les chercheurs ?

Tout d’abord, il est assez difficile de trouver les revues pertinentes pour présenter et publier vos travaux de recherche. Ce n’est pas évident, surtout quand on débute. Et donc l’objectif du Webinaire était de donner quelques conseils, pour essayer d’identifier les revues scientifiques les plus pertinentes. Il n’y a pas forcément de mauvaises réponses sur la sélection. Ça dépend aussi beaucoup du domaine en question et de votre expérience aussi. Il y a beaucoup d’éléments qui entrent en jeu.

Plusieurs parties sont abordées dans la formation disponible ci-dessous sous forme de playliste:

1- Contexte

2- Proposition

3- Idées de revues à partir d’un sujet de recherche

4- Rapports de Citations

5- Liste des revues indexées dans le Web of Science

6- Manuscript Matcher

Ce que je dis c’est que c’est une tâche assez difficile pour plusieurs raisons. L’accès à l’information n’est plus un problème. On a accès à plein d’outils de nos jours et on est submergé d’informations et de revues scientifiques à lire. Ce n’est plus comme à l’époque où on allait dans la bibliothèque de la ville où la bibliothèque de l’université et puis on avait accès à un nombre limité de revues. Le choix était vite fait. Aujourd’hui il y a énormément de revues. On de plusieurs centaines de milliers donc c’est assez facile de s’y perdre.

Et de la même façon il y a énormément de base de données qu’on peut explorer pour étudier et analyser les revues. Ce qui est très bien documenté dans la littérature scientifique c’est que les bases de données ont beaucoup de différences en termes de fiabilité. Si vous analysez les bases de données, qui indexent des publications scientifiques, ce n’est pas toujours très fiable. C’est parfois opaque en termes de sélection et de qualité d’information. On ne sait pas toujours comment le contenu est indexé. Il y a le problème de l’organisation des données.  Ça sera compliqué d’identifier rapidement, de localiser ou de trouver ce qui vous intéresse si les données ne sont pas organisées. Il existe des différences en termes de fiabilité, de pertinence et d’organisation des données.

Il y a aussi un autre point qui est assez récent c’est l’essor de l’accès ouvert. De plus en plus de revues publient en accès ouvert. C’est très prometteur car le lecteur a de moins en moins besoin de payer pour accéder à la littérature, plus besoin de s’abonner ou de payer pour lire un article.  Ça présente un certain problème, c’est un challenge car l’accès ouvert n’est pas forcément gratuit pour tout le monde c’est à dire que quelqu’un doit payer pour que la publication soit en accès ouvert. Et les éditeurs de revues prédatrices peuvent utiliser cet argument pour attirer et tromper les auteurs.

Et enfin le dernier point qui est très important et l’examen par les pairs. L’examen par les pairs en sciences est important à plusieurs niveaux. Alors au niveau de l’auteur, au niveau de la publication mais aussi au niveau des revues. En fait quand je lis un article, en tant que chercheur je lis un article dans une revue. L’intérêt c’est que je sais que l’information que je suis en train de lire a été examinée par des collègues ou des experts dans le domaine.

Je n’ai pas envie de lire tout et n’importe quoi. J’ai besoin de savoir si les publications de la revue ont été examinées par des experts du domaine. Car moi en tant que chercheur je vais aussi avoir envie de publier dans une revue ou je sais que ma publication va être évaluée, selon certaines normes de publication et certaines normes de qualité.

Il y a énormément de personnes qui sont impliquées dans l’examen des publications. Les éditeurs qui vont inviter des experts, des chercheurs pour évaluer les manuscrits. Les chercheurs jouent le rôle à la fois d’auteur mais aussi d’examinateur. C’est un point critique pour la Science d’un point de vue qualité.

Le dernier point ici concerne le problème des revues prédatrices. Il y a quelques pistes pour essayer d’identifier si une revue est sérieuse ou pas. La plupart des revues scientifiques ont des sites internet. Personnellement, ce que je fais est la chose suivante : je vais sur le site de de la revue et je vais regarder les informations fournies par la revue. Par exemple on va trouver que la revue à un identifiant ISSN. Je vais vérifier si c’est bien son identifiant. Parfois des revues mentionnent qu’elles sont indexées dans telle base de données. Comme j’ai accès aux bases de données, je vais aller vérifier si ce qui est écrit est vrai ou pas. Peut-être que la revue prétend avoir un facteur d’impact. De la meme manière, je vais verifier si cette information est correcte.

La définition d’une revue prédatrice est difficile. Une revue prédatrice c’est une revue qui va avoir des pratiques un peu douteuses, non éthiques. Ça peut être un éditeur de revue qui vous promet d’être publié très rapidement. Cette revue vous annonce qu’il y a bien examen par les pairs puis vous soumettez votre manuscrit et vous êtes publié très rapidement en échange d’un paiement de quelques centaines de dollars. Et si on creuse un petit peu, on se rend compte qu’il n’y a pas d’examen par les pairs. Les revues prédatrices jouent avec le système, c’est à dire que les éditeurs connaissent la pression que les chercheurs ont pour publier. Et donc à partir de là vont jouer sur cette pression.

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